© Direction générale de la Douane de la République dominicaine

Focus

La République Dominicaine se dote d’un laboratoire de pointe

Le 18 février 2015, la Direction générale de la Douane (DGA) de la République dominicaine inaugurait un laboratoire scientifique moderne, d’une superficie de 1 217 mètres carrés, dans la ville de Santo Domingo. L’établissement est équipé d’une alimentation sans interruption (ASI), d’un générateur d’urgence, d’une cuisine, d’une aire de stationnement, ainsi que d’une zone de déchargement et de réception des échantillons. Les installations respectent les normes de santé et de sécurité les plus strictes. Conçu dans le but d’augmenter l’efficacité, la prévisibilité et la disponibilité de l’administration de la DGA à l’égard de tous les utilisateurs et opérateurs commerciaux extérieurs, ce nouveau laboratoire fait office de précurseur en matière de technologies de pointe et de science.

Il traduit la volonté politique de la direction actuelle de la DGA de réformer l’institution et de soutenir la modernisation en cours, comme le prévoit le plan stratégique 2013-2016 de la Douane. Le laboratoire n’est pas voué uniquement à satisfaire les besoins d’analyse des marchandises à des fins fiscales, sa fonction est également d’assurer un niveau élevé de protection du public contre l’entrée éventuelle dans le pays de produits pouvant nuire, d’une façon ou d’une autre, à la santé humaine ou animale, à l’environnement et aux ressources naturelles. Ce laboratoire est un des atouts majeurs de la Douane dominicaine.

Avant sa création, l’analyse des échantillons de produits était effectuée dans des laboratoires au Mexique et en Espagne, ou dans des laboratoires nationaux dépendant d’universités locales, selon la complexité des cas. L’OMD était aussi consultée. La décision de construire le laboratoire s’explique avant tout par le besoin pressant d’analyser des produits métalliques et des produits minéraux non métalliques, comme l’or, l’argent, le cuivre, le zinc, le fer, l’aluminium, le palladium, le platine et l’europium, qu’exportent les concessions minières du pays et dont la quantité et la qualité étaient difficiles à établir.

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Lors de leur exportation, ces produits doivent faire l’objet de contrôles exhaustifs, qui détermineront la quantité des composants présentant un intérêt fiscal pour le Trésor national. Selon des données émanant de la Société dominicaine de géologie, le pays est assis sur des réserves de minerais et de métaux non exploités d’une valeur évaluée à près de 58 milliards de dollars américains.

Le laboratoire des douanes sera également un outil précieux, pour surveiller le respect de la réglementation environnementale concernant, notamment, les substances réduisant la couche d’ozone, les armes chimiques, les métaux lourds, les polluants organiques persistants et les pesticides. De plus, il contribuera à la protection des espèces animales menacées et protégées, à la lutte contre le trafic de stupéfiants, au contrôle des précurseurs chimiques, etc. Tout cela confirme l’importance qu’a, pour la Douane, ce laboratoire construit selon des normes très sévères et équipé d’un matériel de pointe.

Être mieux à même d’identifier les marchandises via l’analyse scientifique permettra de fixer précisément le régime fiscal applicable et de contrôler plus efficacement les produits restreints ou prohibés, prévenant, de la sorte, l’incertitude, l’arbitraire, voire l’évasion fiscale par la fraude douanière, phénomène très fréquent dans les pays où les marchandises importées sont peu souvent soumises à des tests et qui touche en particulier les secteurs de la pharmacie, de la chimie, de l’alimentaire, des cosmétiques, du textile et des métaux.

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En outre, le laboratoire des douanes de la République dominicaine sera un allié de poids pour l’industrie agricole, agrochimique, pharmaceutique et pétrochimique du pays, ainsi que pour les institutions publiques et privées, puisque tous bénéficient désormais d’un service auquel ils peuvent confier des matériaux et des produits à analyser, dès que des doutes surgissent quant à leur origine ou leur composition biologique.

Ce laboratoire a été construit par la DGA, sur fonds propres. Son coût, 3 573 024 dollars américains (155 283 638 pesos dominicains), inclut les travaux de construction et d’adaptation des installations, l’équipement technique, le mobilier, etc. La DGA a bénéficié des conseils du Laboratoire central de l’Administration espagnole de la douane et des accises de Madrid qui existe depuis près de 125 ans et affiche une capacité remarquable à s’adapter aux progrès scientifiques, ce qui lui permet de relever les défis de plus en plus complexes que pose l’inspection physique des marchandises.

Les chimistes professionnels qui ont été invités à rejoindre l’équipe du laboratoire ont dû passer une batterie de tests pour prouver non seulement leurs compétences analytiques, mais aussi leurs aptitudes techniques et leur connaissance de la législation fiscale et douanière. Ils ont également suivi une formation à la gestion d’équipes à l’étranger. Tout a été fait pour veiller au bon fonctionnement de ces installations modernes et offrir au pays des résultats de qualité.

La création du laboratoire est un grand pas en avant dans le processus de modernisation et de réforme institutionnelle de la DGA. Ce laboratoire profitera aussi à toute la région, puisqu’il sera accessible aux administrations douanières des pays voisins et aux organes régionaux et internationaux ayant besoin de faire analyser des produits faisant l’objet d’une dispute commerciale ou dont le classement est contesté, en raison de leur composition ou de leurs propriétés spécifiques.

 

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www.aduanas.gob.do